ÉVANOUIS (Weapons) - où sont passés les petits enfants ?
- critiqueduprojo9
- 28 août 2025
- 4 min de lecture
No spoilers
Septembre étant quasiment à la porte, faisons la rentrée critique avec un film dont les protagonistes sont les élèves d'une salle de classe.
Si nous pouvons parfois sourire des traductions de titres de fims de nos amis du Québec, eh bien cette fois, c'est nous la France qui avons choisi un titre What The Fuck, ils ont choisi "Évanouis", titre hyper simpliste par rapport aux thèmes abordés dans le film.
A la tête de ce projet Zach Creeger, qui écrit et réalise ce long métrage. Souvenez-vous de sa précédente pépite "Barbarre" sortie sur Disney + pour halloween 2022, qui avait fait un carton amplement mérité, et reste à ce jour dans mon top 5 horrifique. Si vous ne l'avez pas vu, rattrapez le sans hésiter !
En coulisses, le producteur Jordan Peele (Get Out, Us...) s'est battu pour acheter le scénario, ayant d'après lui, distinguer son potentiel et la maitrise de ses sujets de fond.
Mais, Hollywood est une jungle terrible, où le plus gros chèque l'emporte. Alors c'est Warner Bros qui remporte les enchères, ayant aligné plus de moula sur le tapis.
C'est donc par l'intermédiaire de sa filiale New Line Cinéma, que le studio de Minecraft et Harry Potter vous présente le film en salle.

Si la bande-anonce restait assez discrète, et on aime ça. Une fois installé sur l'assise avant le début de la projection, on connait uniquement l'intrigue, savamment inscrite sur l'affiche en caractères
Times New Roman : "A 2h17, 17 enfants sont sortis de chez eux...et ne sont jamais revenus."
Vous avez l'info, et le film le sait, puisqu'à son intro, nous rentrons directement dans cette disparition, narrée par la voix d'une fillette. S'ajoute de suite, la façon de courir de chaque gamins avec les bras écartés, au moment de leur disparition.
Et c'est un thriller, une enquête. Si il y a des jumps scares efficaces, sachez que le film se découpe en deux parties, comme l'était "Barbare", on retrouve dans évanouis le même découpage d'évolution de l'intrigue.
Comme "barbare" le film se passe dans une petite ville américaine, où les maisons sont alignées et se ressemblent toutes.
Six personnages (de mémoire) sont dans cette histoire, et chaque personnage aborde un thème et dénonce à un certain degrés les travers de la population Etats-Unienne.
La maitresse de la classe (Julia Garner) dont tous les élèves ont disparu, sauf un.
La ville va céder à la facilité, et lui mettre la pression, la pensant responsable.
Le policier violent, client des bavures. (Alden Ehrenreich)
Le père de famille, prêt à tout pour retrouver son fils, qui enquête et secoue la police (Josh Brolin) dont le retour à l'écran fait plaisir, puisqu'à la base le rôle était pour Pédro Pascal, n'ayant pu se libérer pour des raisons d'agenda !
Le petit Alex, unique rescapé de la disparition, surprotégé par les gens de la ville, et le directeur de l'école.
Directeur de l'école campé par Bennedict Wong, ça fait du bien de le voir ici, ça change de Ant-Man et Doctor Strange, et il livre une belle prestation, que je n'aurait pas soupçonnée.
Et d'autres sujets que je vous laisserai découvrir, histoire de ne pas en dévoiler trop.
Dans sa première heure, malgré les névrauses de chacun, à leur manière ils vont enquêter pour percer le mystère de cette dispartion groupée d'enfants.
Et le film va, dans sa première heure, nous montrer le déroulé à travers les yeux et les occupations de chaque personnages.
Le montage est découpé ainsi. Si effectivement cela fonctionne bien sur les trois premiers découpages, je doit dire qu'un petit ennui se fait sentir, à cause de la répétition du procédé, nous obligeant à revenir en arrière, repartir en avant ext... dans le déroulement chronologique des événements. Evénements que l'on connait déja, mais à chaque parties terminées, un nouveau morceau du puzzle est emboité.
Très bien réalisé, avec des champs et des perspectives malignes. Une photographie ultra lumineuse et une accentuation bleutée esthétique sur les scènes de nuit et d'intérieurs avec pénombre.
Une musique opressante, qui pompe légèrement les violons de la saga Insidious à certains moments, mais qui est marquante et remplie son rôle à la perfection.
Le film maintiens la pression en permanence, rendant le léger effet effrayant efficace, car le spectateur est à cran.
Le fait que des enfants soient concernés accentue la peur, la cruauté et l'empathie, ça fait peur, et un film d'horreur qui fait peur est un film réussi.
La deuxième partie, et la conclusion changent radicalement de ton. Pour passer dans la comédie d'horreur assumé, à la "The Monkey", en tout cas dans l'esprit certaines séquences m'y ont fait penser.
A mon sens, c'est là la bonne idée du film, mais ça divisera certainement, car on ne pourra pas faire autrement que de rire face à l'absurdité des combats et poursuites.
Et le bouquet final, diablement efficace, mais que j'ai trouvé trop vite expédiée, alors que le film passe son temps, à prendre son temps, pour la bonne cause, dommage.
J'avoue être sorti déçu de la salle, mais après avoir digérer les thématiques et les images, forcé de constater que je suis obliger de revoir ma copie.
On en sais pas beaucoup sur l'antagoniste, et ça me gène toujours quand c'est le cas. D'ailleurs j'ai choisi de ne pas en parler, sinon tout l'interet de voir le film tombe à l'eau.
Oui une part de mystère reste entière, pour moi c'est chiant, mais ça fait partit du tour de manège.
J'ai préféré "barbare" mais Evanouis est un bon film. D'avantage un thriller psychologique, qu'un fillm d'horreur au final, mais c'est quali. Bien filmé, angoissant et effrayant, il remplit son rôle, même si sa structure narrative et son montage peuvent être barbant, tellement il se répète en deux heures.
Mais accroché à la volonté de résoudre le mystère, et de voir où les plans machiavéliques de l'antagoniste conduiront, on raccrochera le wagon quoi qu'il arrive.
Ou peut-être finirez vous évanoui, si vous êtes plus amateur de Nonne ou Conjuring (dont le chapitre final est pour le 10 septembre).
Un film de genre réussi, mais pour moi pas le chef-d'oeuvre évanouissant que la presse en fait.
Des moments, trop démonstratif à mon gout. Un peut long pour énumérer une seule situation sous plusieurs angles. Mais je vous encourage à vous laisser tenter quand même, si le coeur vous en dit.




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